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12/09/2008 - Communisme pour les riches... (n° 712)

... libéralisme pour les autres !

 

Les bienfaits du libéralisme sont de plus en plus mis en doute par ceux-là mêmes qui, jusqu’à présent, prétendaient qu’il n’y avait pas d’alternative au… libéralisme ! Dernier fait marquant en date : l’annonce faite par le gouvernement américain que l’Etat allait prendre les commandes de, c’est-à-dire nationaliser, Fannie Mae et Freddie Mac. Deux instituts financiers semi-étatiques qui, ensembles, couvrent près de la moitié des prêts hypothécaires aux Etats-Unis. Fannie et Freddie (comme les appellent affectueusement les journalistes économiques) se sont fait méchamment botter les fesses par la crise financière, subissant ainsi des pertes astronomiques.

Et qui c’est qui va payer l’incompétence crasse des « experts », « spécialistes » et autres « gourous » de la finance ? Qui c’est qui va devoir assumer les conséquences « du goût du risque » dont on ne cesse de nous rebattre les oreilles ? Bref, à qui va-t-on présenter la « douloureuse » ? Peut-être aux mêmes qui, d’habitude, passent à la caisse pour écrémer les dividendes ou s’accorder de faramineuses augmentations de salaire ?

 

Racket des contribuables

 

Eh bien non. C’est l’Etat qui paye, voyons ! Donc le contribuable. Donc en aucun cas les responsables d’énormes pertes, généralement les classes sociales auxquelles on diminue sans arrêt les impôts (à moins de les en exempter complètement). Les autorités américaines estiment le sauvetage de Fannie Mae et de Freddie Mac à quelque 25 milliards de dollars. Récemment le Congrès a même accordé un crédit illimité aux deux instituts financiers, du moins ce qu’il leur faut pour se refaire une santé. Selon l’éternel adage : privatisation des profits, nationalisation des dettes. Ou encore : communisme pour les riches, libéralisme pour tous les autres. Car il serait tout de même un peu naïf de penser que le sauvetage spectaculaire du système financier par le secteur public présage d’un quelconque virage à gauche généralisé…

On apprend même, par la Commission de surveillance du secteur financier, que la « générosité » du contribuable américain profite à la place financière luxembourgeoise. A ce qu’il paraît, des banques installées au Luxembourg détiennent des créances de Fannie Mae et de Freddie Mac pour un montant de 230 millions d’euros, l’ardoise auprès de fonds d’investissement luxembourgeois se chiffrant même à quelque 22 milliards de dollars. Belle leçon d’économie politique et un mythe qui en prend un coup : la santé de notre place financière semble finalement dépendre moins de sa prétendue compétitivité que du racket de contribuables étrangers.

                                                                                                 

 

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